Le matériel scolaire pour les élèves nouvellement arrivés en France

L’une des premières progressions
La présentation du matériel scolaire français constitue l’un des premiers travaux à réaliser avec des élèves allophones. Ils sont avides de cette connaissance car ils savent qu’elle constitue pour eux un enjeu primordial de compréhension et d’autonomie dans la classe.

La liste des activités que je propose n’est pas exhaustive. Elle tient compte des synergies que l’on doit mettre en place entre oral et écrit dans le cadre du Français Langue de Scolarisation. Pour une définition claire et concise des différentes appellations (FLE, FLS…) je vous renvoie vers ce petit article. Si vous êtes professeur·e d’une classe qui accueille un élève isolé, il est possible d’adapter les situations que je décris pour l’UPE2A. Vous devrez alors fournir à votre élève un cahier dédié au FLS en plus de toutes les fournitures scolaires de ses camarades.

J’ai pour habitude de commencer ce cours par photocopier tout le matériel des élèves avec leur main sur une feuille A3. Au moment de poser chaque outil, je nomme les fameux outils et je les demande aux élèves. Je les mime s’ils ne comprennent pas ce que je veux. Je les envoie les chercher dans leur classe si nous n’en avons pas à poser sur la vitre de la photocopieuse.

Le fait d’aller chercher des outils dont ils viennent de découvrir le nom, ou même qu’ils ne connaissaient pas, constitue pour mes élèves un véritable défi. Cette situation peut rapidement devenir anxiogène. C’est pourquoi ce cours est résolument tourné vers la décontraction. On rit quand on pose les outils sur la vitre du photocopieur, on rit quand les élèves essaient de retenir le nom de l’objet qu’ils doivent demander à leurs professeurs·es, on rit quand ils reviennent les mains vides. J’applaudis quand un·e élève me tend un outil que j’ai demandé, ou quand il·elle répète le nom que je viens de prononcer.

Chaque élève obtient une photocopie A3 du matériel que nous avons posé sur la plaque, avec sa propre main dans une coin de la feuille.

Les outils sont retirés un par un de la photocopieuse, en les nommant encore. Les élèves devinent et répètent les mots. J’encourage et j’applaudis. Je suis hyper enthousiaste.

Jeu de Kim : Je prends un carton de ramettes de papier vide. Je fais un trou sur le dessus et laisse le bord du trou pour faire une petite trappe. Comme pour la photocopieuse, je demande des objets un par un. Je les laisse tomber dans le carton. Je remue. Je demande à un ou une élève de fermer et de passer la main dans la trappe. Il faut alors prendre un objet qui est nommé. Si l’élève ne se souvient pas du nom prononcé, je lui mime l’objet, ou je traduis. Les élèves travaillent en remplissant les deux rôles. Je reste vigilant et corrige les productions dès que des erreurs ou des approximations surviennent.

 
Jeu de mémoire : Comme pour la photocopieuse, je demande des objets un par un. Je les étale sur la table. Un·e élève ferme les yeux, je retire un objet et l’élève doit deviner de quoi il s’agît. Les mêmes protocoles que pour le jeu de Kim sont mis en place : corrections implicites spontanées, échanges des rôles, aides et encouragements.
 
: Vous connaissez surement d’autres jeux qui feront aussi bien l’affaire dans cette situation de réinvestissement.

Je vous donne ici les flash cards que j’utilise en classe.

Pour les créer, rien de plus simple, je vous renvoie à la page tuto qui vous explique tout tout. N’oubliez pas que ces cartes sont à imprimer et à glisser dans ces protège-cartes, faciles à acheter en magasin de jeux spécialisé.

Pour faciliter la mémorisation du lexique (oral et écrit) vous pouvez utiliser l’outil Quizlet, dont le but est de créer des rappels espacés avec feed-back proche. Vous avez une (très courte) explication de tout cela ici.

Pour finir ce petit article, voici une proposition de deux jeux que j’ai trouvés sur LearningApps. Il y en a d’autres, je vous laisse fouiller ou en créer sur l’application.

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